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Laps clair

Enfin lu quelques pages de ce roman de José Sales Albella : Laps clair. Professeur à l'école des Beaux-Arts, ami des philosophes, José Albella est né en 1964 à Coves de Vinroma (Espagne).
Ce texte, ce roman :
Peinture ? Turner ?
Il n'y a pas d'action, de personnages, d'intrigue.... Il y a des "impressions" des actes, des faits, des êtres, de leurs émois. Ces impressions restent comme un rideau de brume, épais, envahissant, unique, on devine les histoires derrière. Tout, ou presque tout, est abstrait. Il y a JE, il y a Tu, mais ce JE et ce Tu sont à peine dessinés, on connaît mieux l'espace de dedans du JE que ses attraits physique-social-politique-historique enfin tout bonnement "romanesques". C'est comme découvrir la radio des poumons et du corps entier de quelqu'un sans connaître son visage. Est-ce une réussite ? Je ne sais pas encore. Parfois je sens que quelques bribes de la vraie vie, n'auraient pas fait mal, au contraire, cela aurait renforcé davantage ce jeu psychique, cela aurait mieux créé le lien entre ces spasms émotifs et le lecteur. Puis, finalement, cette écriture a l'air plus d'une poésie qu'un roman ! Le JE évasé, distillé, abstrait est celui de la poésie lyrique, ou encore, de la poésie romantique. Images, métaphores, symboles, en cascade et très justes. C'est pourquoi je pensais aux tableaux de Turner. Ces phrases ont l'effet d'un paysage turbulent, romantique, après ou au bord d'un désastre, glorifié, et on aperçoit à peine la cause et l'objet de ce désastre, tel un navire à peine dessiné sur la ligne de l'horizon. Turner encore.

Sumana Sinha @ 6:30 PM dimanche, juin 17, 2007

http://sumana-sinha.blogspot.com/2007/06/enfin-lu-quelques-pages-de-ce-roman-de.html